Politique & Dérision





Samedi 19 Janvier 2008

Sarkozy-Royal : des comptes de campagne trop... maquillés ?
Devant les marins-pêcheurs, Nicolas Sarkozy évoque la fin des quotas européens


Vendredi 18 Janvier 2008

Nicolas Sarkozy vante le système des heures sup défiscalisées
La commission Attali énoncera 20 idées phares pour la croissance




Jeudi 17 Janvier 2008

Les ordis, les télés et les mobiles bientôt taxés pour financer la télé publique
La CFDT signera l'accord sur le marché du travail
Barnier refuse le modèle américain en matière de viande clonée


Devant les marins-pêcheurs, Nicolas Sarkozy évoque la fin des quotas européens

A Boulogne-sur-Mer, où il s'est rendu pour rencontrer les marins-pêcheurs, samedi 19 janvier, Nicolas Sarkozy a évoqué une remise à plat des quotas de pêche fixés par l'Union européenne pour certaines espèces de poisson, estimant qu'il fallait "une réponse beaucoup plus souple (...) quelles que soient les espèces et les lieux de pêche". "Il faut qu'on en sorte", a affirmé le chef de l'Etat à propos de ce système, pourtant approuvé par la France lors d'un accord avec ses partenaires européens en décembre.

"On a une opportunité pour en sortir, c'est que la France va présider l'Union européenne du 1er juillet au 31 décembre", a poursuivi M. Sarkozy, ajoutant que ce serait l'occasion "d'engager un dialogue très approfondi, très fort, avec la Commission européenne". "Il faut arrêter d'avoir d'un côté les scientifiques, et les pêcheurs de l'autre, parce que les premiers qui ont intérêt à sauver la ressource, ce sont les pêcheurs", a-t-il encore ajouté.

La visite du président chez les pêcheurs du Nord intervient trois jours après que les ports de Calais et Boulogne aient été bloqués pendant quelques heures en signe de protestation contre un "traitement régional de la pêche". En effet, ces derniers estiment être plus touchés par la hausse du carburant. "J'ai bien conscience qu'à l'intérieur de la famille de la pêche française, il y a des communautés particulières, mais dans l'ensemble, c'est quand même la pêche", leur a répondu M. Sarkozy, qui a été bien accueilli et pas chahuté, comme ce fut le cas en novembre au Guilvinec.

La présentation, mercredi, d'un plan d'aide national de 310 millions d'euros à la profession, combinée aux annonces du président, ont rassuré les pêcheurs. "Il a tracé une ligne, une route avec un horizon dégagé pour quelques années. C'est un message qu'on avait besoin d'entendre", s'est réjoui Pierre-Georges Dachicourt, président du Comité national des pêches.

Le ministre de l'agriculture et de la pêche, Michel Barnier, accompagnait M. Sarkozy pour ce déplacement. C'est lui qui avait ratifié, le 19 décembre, l'accord fixant les totaux admissibles de captures (TAC) et leur répartition en quotas pour chaque Etat de l'Union européenne en 2008. Le ministre avait alors assuré qu'il appliquerait les conclusions du document à la lettre. "Je serais totalement intransigeant, la justice le sera plus que moi encore, sur ceux qui ne respectent pas la règle", avait-il notamment déclaré.

Source : lemonde.fr

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Sarkozy-Royal : des comptes de campagne trop… maquillés ?

Le diable est dans les détails. Pour valider les comptes des douze candidats à l’élection présidentielle, la Commission nationale des financements politiques a passé au peigne fin leurs dépenses. Parfois sans lien évident avec le scrutin, comme les frais faramineux de coiffure ou de maquillage de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy. La commission a ainsi jugé «manifestement excessifs» les 34 445 euros de frais de maquillage figurant aux comptes de campagne du chef de l’Etat.

Résultat, elle n’a accepté de les prendre en compte dans le remboursement accordé au candidat que pour le tiers de leur valeur. Même constat et même punition pour les 51 659 euros de maquillage et de coiffure figurant dans le compte de campagne de la candidate socialiste, eux aussi jugés «excessifs», et ramenés à 17 220 euros dans les dépenses donnant lieu à remboursement. Ces sommes représentent des gouttes d’eau dans les dépenses totales engagées par les deux finalistes : 20,962 millions d’euros pour Nicolas Sarkozy contre 20,615 millions pour la candidate socialiste.

Source : liberation.fr

Poli : j'aimerai bien connaitre l'adresse de leur coiffeur. "Manifestement excessifs" que dire de plus...

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Nicolas Sarkozy vante le système des heures sup défiscalisées

Nicolas Sarkozy a tenté de répondre vendredi à l'impatience des Français en matière de pouvoir d'achat en vantant son système de défiscalisation des heures supplémentaires lors d'une brève visite en Bourgogne.

"La défiscalisation des heures supplémentaires, ça marche. Sur la feuille de paye, ça change", a lancé le chef de l'Etat lors de la visite d'un chantier de construction d'une clinique privée à Sens, sous préfecture de l'Yonne.

"Au mois de novembre, il y a eu plus de 50% des entreprises de plus de 10 salariés qui ont utilisé le dispositif", contre 40% en octobre, a précisé le chef de l'Etat, qui a fixé comme objectif de séduire 70% des sociétés.

"Il y a cinq millions de salariés français qui utilisent les heures sup', c'est cinq milliards d'euros de pouvoir d'achat en plus et ça marche", a-t-il martelé.

Un optimisme partagé par Christine Lagarde, qui était du voyage en Bourgogne. La ministre de l'Economie s'est dite "convaincue qu'on aura un chiffre en augmentation au mois de décembre, tout simplement parce qu'un certain nombre d'entreprises ont un peu de difficulté à mettre ça en oeuvre tout de suite".

Le volume exact des heures défiscalisées sera connu lundi, a-t-elle précisé.

Au chapitre de la croissance, président et ministre ont, là aussi, refusé de céder aux Cassandre, tout en confirmant pour 2008 un taux situé dans la fourchette basse des prévisions.

"La France n'est pas en récession, on tient mieux que les autres. On est dans une croissance autour de 2% et nous avons des chiffres de l'emploi qui sont excellents", a fait remarquer le chef de l'Etat.

Les difficultés liées à la situation internationale et à la crise des subprimes aux Etats-Unis "ne changent rien à la stratégie", a-t-il souligné. "Il faut aller chercher la croissance et améliorer les résultats de l'économie française. Moi je n'attends pas la crise pour le faire, j'essaie qu'on le fasse avant".

Nicolas Sarkozy s'est par ailleurs félicité de l'accord sur la modernisation du marché du travail trouvé cette semaine avec quatre syndicats sur cinq, qu'il a qualifié de "révolution culturelle". "Je déposerai le texte au Parlement dans les jours qui viennent", a-t-il précisé.

Invité d'honneur d'une table ronde à la Chambre de commerce et d'industrie, le chef de l'Etat s'est posé en défenseur des petits commerces. Il a fustigé le 'hard-discount' et dit comprendre les inquiétudes des débitants de tabac face à l'interdiction de fumer dans les lieux publics.

Lors de cette courte visite de terrain, la première du genre depuis un mois, le président a pris quatre rapides bains de foule, où il a été accueilli par des "Continuez" et des "On vous soutient quand même".

Lors de la visite du chantier, certains spectateurs se sont faits plus sceptiques.

Michel, cuisinier de 56 ans ayant demandé à garder l'anonymat, a reconnu que le chef de l'Etat était "plus sur le terrain que les présidents précédents. Après, il faut des résultats, ça prend du temps".

"Je ne travaille pas plus pour gagner plus, je travaille pour gagner mon salaire. Il y a des fois, on aimerait travailler moins", a-t-il fait remarquer.

Pour Jordan Grisot, menuisier de 19 ans ayant voté Sarkozy à l'élection présidentielle, "il y a encore des trucs à améliorer : la paye. On fait quand même pas mal d'heures".

Le jeune homme a aussi évoqué le style de vie du président, venu à Sens en hélicoptère. "Il dit qu'il est à étroit à l'Elysée, c'est quand même limite".

Guidée par la députée-maire UMP de Sens, Marie-Louise Fort, Nicolas Sarkozy s'est gardé d'évoquer les élections municipales de mars. Et fait mine de ne pas s'inquiéter de la chute de sa cote de popularité dans les sondages.

"Je suis élu (pour) cinq ans", a-t-il rappelé. "La question n'est pas celle-ci. La question est celle du changement mis en œuvre, du fait que ça se traduise dans les faits et qu'on ait des résultats".

Elizabeth Pineau

Source : reuters.fr

Déri : Les heures supplémentaires défiscalisées, c’est génial quand ton patron te les paie. Il faut aussi que ton patron souhaite te faire faire des heures supplémentaires. Il est vrai que quand tous ces éléments sont rassemblés, c’est bénéfique pour les deux parties. Est ce que cela va malgré tout inciter les patrons à faire travailler plus longtemps ses salariés et donc à offrir par conséquence e plus de pouvoir d’achat aux salariés ? Un patron ne fait faire des heures supp’ à ses salariés seulement s'il en a besoin…

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La commission Attali énoncera 20 idées phares pour la croissance

PARIS (Reuters) - Création de villes nouvelles, libéralisation du commerce, "contrats d'évolution" pour les chômeurs, suppression des départements - la commission Attali sur la "libération de la croissance française" propose des mesures hardies pour relancer l'économie et parvenir au plein emploi à l'horizon 2012.

Installée fin août par le président Nicolas Sarkozy, la commission présidée par l'ancien conseiller de François Mitterrand présentera le 23 janvier environ 300 propositions, articulées autour de 20 "décisions fondamentales" répondant elles-mêmes à huit "ambitions".

Le rapport Attali doit inspirer une prochaine loi de modernisation de l'économie française et donner le coup d'envoi d'une deuxième vague de réformes du quinquennat.

Publié vendredi sur le site internet des Echos, le rapport intitulé "300 décisions pour changer la France" comporte en fait 318 propositions.

La commission a toutefois souligné qu'"aucune version des propositions (...) qui serait diffusée avant le 23 janvier 2008 n'est la version définitive du rapport". "Tout document en circulation contiendrait des erreurs substantielles, notamment sur la teneur des propositions", précise-t-elle dans un communiqué.

Selon la version publiée par Les Echos, la commission demande de conduire la réforme "tambour battant", dès avril 2008, pour parvenir en 2012 à ses objectifs : croissance relevée d'un point, un taux de chômage ramené à 5%, plus de deux millions de logements de plus construits et autant rénovés, plus de 10.000 entreprises créées dans les quartiers et les banlieues, parmi d'autres.

Pour y parvenir, la commission propose de renforcer l'enseignement et la recherche, de fluidifier le marché du travail et d'améliorer la compétitivité des entreprises, de libéraliser le commerce et de favoriser la construction de nouveaux logements, de simplifier l'organisation de l'Etat et des services publics.

DÉVELOPPER LA SANTÉ

"Pour s'inscrire dans la croissance mondiale (...) la France doit d'abord mettre en place une véritable économie de la connaissance, développant le savoir de tous, de l'informatique au travail en équipe, de la crèche à la recherche", écrivent les auteurs du rapport.

"Elle doit ensuite faciliter la concurrence, la création et la croissance des entreprises, par la mise en place de moyens modernes de financement, la réduction du coût du travail et la simplification des règles de l'emploi".

Le rapport préconise le développement de secteurs clés comme le numérique, la santé, la biotechnologie, les industries de l'environnement et la création d'"infrastructures portuaires, aéronautiques et financières de taille mondiale".

Il prône une "mobilité sociale, géographique et concurrentielle", avec une ouverture "aux idées et aux hommes venus d'ailleurs", et souligne que "pour mener à bien ce réformes, l'Etat et les autres collectivités publiques devront être très largement réformés".

"Certaines de ces réformes prendront des années à livrer leur plein effet sur la croissance, d'autres auront un impact très rapide", ajoutent les auteurs selon le document publié sur lesechos.fr

APOLITIQUE

Ses conclusions, qui se veulent apolitiques, risquent de provoquer des froncements de sourcils à l'image du débat déjà suscité par des fuites sur la suppression des départements ou l'immigration.

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a qualifié de "loufoque" l'idée de supprimer l'échelon des départements, contre laquelle s'est aussi prononcée la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie.

Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, Brice Hortefeux, a en revanche assuré que les propositions sur la "mobilité internationale" allaient dans le sens de sa politique de "rééquilibrage" entre immigration familiale et immigration économique.

Le rapport Attali prône explicitement de faciliter la délivrance de visas aux "étudiants, chercheurs, artistes et travailleurs, en particulier dans les secteurs en tension".

En 2004 déjà, Nicolas Sarkozy, tout juste nommé ministre de l'Economie et des Finances, avait chargé un groupe d'experts présidé par Michel Camdessus, ancien directeur général du Fonds monétaire international, de lui remettre un rapport sur une "nouvelle croissance".

Le rapport Camdessus proposait 110 mesures dont certaines ont fait leur chemin comme la division par deux du nombre de fonctionnaires, l'autonomie des universités, la surveillance accrue des chômeurs ou la réforme des contrats de travail.

"La commission Attali le rappellera dans les prochains jours, comme la commission Camdessus l'avait déjà diagnostiqué, qu'une très grande part de la solution à nos difficultés, au chômage, à notre déficit de croissance, se trouve entre nos propres mains", a affirmé Nicolas Sarkozy jeudi en présentant ses voeux aux forces de la nation".

Un rapport intérimaire publié le 15 octobre avait donné un avant-goût du travail des 41 membres de la commission. Consacré au pouvoir d'achat des ménages et au logement, il préconisait notamment la suppression des lois Galland et Royer-Raffarin dans la grande distribution, avec liberté d'implantation et de politique tarifaire, et une politique ambitieuse de construction de logements.

Véronique Tison

Source : Reuters.fr

Déri : C’est là qu’on se rend compte du travail à réaliser pour relancer la croissance de 1 point !

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Les ordis, les télés et les mobiles bientôt taxés pour financer la télé publique

La suppression de la pub dans l'audiovisuel public serait compensée par un «financement mutualisé» sur l'ensemble des nouveaux moyens de communication, affirme Nicolas Sarkozy.

 

Le président Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois promis jeudi que la suppression des recettes publicitaires dans l'audiovisuel public serait «compensée intégralement» par un «financement mutualisé» sur l'ensemble des nouveaux moyens de communication.

«Les recettes seront compensées intégralement par un financement très largement mutualisé sur la totalité des nouveaux moyens de communication et, je le dis, ce choix n'implique aucune évolution du périmètre de France Télévision», a déclaré Nicolas Sarkozy lors de la cérémonie des voeux aux forces vives en fin de matinée.

De son côté, Luc Chatel,  le secrétaire d'Etat à la consommation et au tourisme, a expliqué ce matin que le gouvernement va «étudier les différentes pistes de financement possibles» pour l'audiovisuel public, y compris une taxe sur les ventes d'ordinateurs personnels, de téléviseurs et de téléphones mobiles pouvant recevoir la télévision. «On est encore au stade de la réflexion», a-t-il toutefois souligné sur LCI

Nicolas Sarkozy a ajouté que «dans un souci de cohérence d'ailleurs, je souhaite que le service public de la radio regroupé au sein de Radio France s'engage sur les mêmes orientations», a poursuivi le chef de l'Etat. «Il s'agira d'accorder plus de place à l'information, à la culture, à la diversité de la création musicale, tout en supprimant aussi le recours à la publicité», a-t-il précisé.

«Avec cette suppression, plus personne n'aura le mauvais prétexte qui consiste à dire "la tyrannie de l'audience m'empêche d'avoir des programmes adaptés à une télévision publique"», a conclu Nicolas Sarkozy.

Le chef de l'Etat avait proposé le 8 janvier, lors de sa conférence de presse de rentrée, de supprimer la publicité dans l'audiovisuel public, suscitant de nombreuses inquiétudes parmi ses personnels.


Liberation.fr (avec source AFP et Reuters)

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La CFDT signera l'accord sur le marché du travail

PARIS (Reuters) - Le bureau national de la CFDT a voté à l'unanimité en faveur de la signature du projet d'accord sur la "modernisation du marché du travail", confirme le secrétaire général du syndicat, François Chérèque.

"Ça y est, la décision est prise", a-t-il déclaré à la presse à l'issue des vœux du président Nicolas Sarkozy aux "Forces de la Nation", à l'Elysée. "La CFDT a décidé ce matin de signer cet accord à l'unanimité de son bureau national."

François Chérèque a expliqué que la CFDT avait pris cette décision - contrairement à la CGT, qui refuse de signer cet accord - pour trois raisons.

"D'une part parce qu'il amène des droits et des garanties nouveaux aux salariés tout de suite, c'est-à-dire qu'il sécurise la situation des salariés, qui sont seuls face à l'employeur lors de ruptures" de leur contrat de travail, a-t-il dit.

"Deuxième raison, parce qu'il était important que les partenaires sociaux montrent que, dans le domaine du droit social, on avait notre responsabilité de faire évoluer les choses et que c'était nous qui avions la main sur ce sujet-là", a-t-il poursuivi.

"Enfin, la troisième raison c'est que, sur le fond, on est en train de donner une vraie direction à l'évolution des futures négociations (...) sur la construction de vraies sécurisations des parcours professionnels, par la négociation sur l'assurance-chômage, par la négociation sur la formation professionnelle", a-t-il ajouté.

Cela porte à quatre sur cinq le nombre de syndicats qui ont décidé de signer le texte. Le minimum requis pour que le texte soit validé est de trois syndicats.

Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a cependant averti jeudi, après les vœux de Nicolas Sarkozy, qu'il serait "très attentif à la manière dont sera transposé" cet accord dans la législation.

Le Premier ministre, François Fillon, avait évoqué mardi une "décision capitale" qui validait toute la stratégie du gouvernement en matière de modernisation du dialogue social.

"C'est une étape qui mène à la simplification des contrats de travail et un pas considérable vers la flexsécurité à la française", a-t-il dit.

Après la CFTC et Force ouvrière lundi, puis la CFE-CGC mardi, la CFDT est le quatrième syndicat représentatif à l'échelle nationale, sur cinq, a signer ce texte mis au point vendredi dernier à l'issue de plusieurs mois de négociations entre les partenaires sociaux.

La CGT, quant à elle, a fait savoir qu'elle recommanderait à ses instances de le rejeter fin janvier, ce que son secrétaire général Bernard Thibault a confirmé jeudi à la presse après les vœux de Nicolas Sarkozy.

Invité mercredi sur Europe 1, il avait déjà confirmé "l'opinion négative" de la confédération.

L'accord permet notamment le transfert de certains droits du salarié comme la formation et les couvertures complémentaires santé et prévoyance entre deux emplois et après la perte d'emploi.

Gérard Bon et Emmanuel Jarry

Source : reuters.fr

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Barnier refuse le modèle américain en matière de viande clonée

PARIS (Reuters) - Michel Barnier estime qu'il ne faut pas "copier le modèle américain", en référence à l'autorisation donnée par les Etats-Unis à la consommation de viande et de lait issus d'animaux clonés.

"Il y a des problèmes éthiques, des problèmes d'acceptabilité sociale et on va pas se mettre à copier le modèle américain, loin de là", a déclaré le ministre de l'Agriculture sur RMC.

"Nous sommes au moment où débute le débat sur la future politique agricole commune, qui veut préserver un modèle agricole fondé sur des produits de qualité, diversifiés, des produits sûrs fabriqués avec beaucoup de savoir-faire dans toutes nos régions françaises et européennes", a-t-il dit.

"Je ne veux pas d'une agriculture aseptisée, clonée, ou trop concentrée. C'est un problème politique majeur."

L'autorité sanitaire américaine, la FDA, a estimé mardi que la viande et le lait issus d'animaux d'élevage clonés et de leurs petits ne présentaient aucun risque alimentaire particulier. Le gouvernement américain a cependant demandé aux entreprises qui "fabriquent" des clones de s'abstenir de mettre leurs produits sur le marché pour le moment.

Consultée par la Commission européenne, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a émis il y a une semaine un avis favorable sur la consommation de lait et de viande issus d'animaux clonés. Mais l'exécutif européen a décidé de consulter les Européens sur la question, annonçant qu'il rendrait un avis en mai 2008.

De nombreuses associations de consommateurs et organisations religieuses s'opposent au clonage, procédé qui consiste à prélever une cellule dans un spécimen adulte et à la fusionner avec une autre avant de l'implanter chez une mère porteuse. Elles considèrent que les scientifiques manquent de recul quant aux implications de ces manipulations.

Natacha Crnjanski

Source : reuters.fr

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