Politique & Dérision |
| Immigration
: Hortefeux tient à ses quotas Le
Conseil constitutionnel ayant jugé la notion même
de quotas contraire au principe d'égalité, une
modification de la constitution est nécessaire pour
instaurer les quotas d'immigration.
Le
ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, a annoncé hier
la création d'un groupe de travail destiné
à réfléchir à une
modification constitutionnelle permettant d'instaurer une politique de
quotas, auquel participera notamment un ancien secrétaire
d'Etat socialiste.
Il
a précisé avoir confié à
Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel,
le soin «d'animer» cette
commission.
Elle sera mise en place fin janvier, devra boucler ses travaux «fin avril», et comptera notamment parmi ses membres Jean-Jacques Hyest, sénateur UMP, président de la commission des lois, et Kofi Yamgnane, ancien secrétaire d'Etat à l'Intégration socialiste, a-t-il précisé au Grand Rendez-vous d'Europe1/TV5/Le Parisien. Le démographe Hervé Le Bras, coauteur d'un ouvrage avec Jack Lang sur l'immigration («Immigration positive»), fera également partie de cette commission, qui entendra des responsables de tous bords, y compris des personnalités étrangères. La présence de Kofi Yamgnane et Hervé Le Bras est le signe «d'une volonté d'ouverture. Cette commission n'est pas partisane, mais ouverte dans les idées», a-t-on tenu à souligner dans l'entourage du ministre. Le Conseil constitutionnel a déjà jugé la notion même de quotas contraire au principe d'égalité qui concerne aussi bien les Français que les étrangers. L'imposer pourrait donc nécessiter une modification de la Constitution. «Ces quotas ne sont naturellement pas des sujets simples. C'est pour cela qu'avec l'autorisation du président de la République et du premier ministre, j'ai décidé de constituer un groupe de travail, une commission sur le cadre constitutionnel de la nouvelle politique d'immigration», a dit Brice Hortefeux. «Cette commission aura à réfléchir sur deux sujets: premièrement sur les quotas pour une immigration réussie et deuxièmement sur la simplification des juridictions», a-t-il précisé. Une politique de quotas consiste à admettre l'entrée d'étrangers en fonction de critères professionnels et de nationalité. Réfutant l'appellation de «juridiction spéciale» pour la juridiction spécialisée pour les étrangers que le gouvernement entend mettre en place, le ministre a souligné qu'actuellement un «étranger en situation d'éloignement» passe devant deux juges, «administratif et judiciaire, dont le second contredit assez régulièrement le premier». «Il faut engager sereinement, calmement une réflexion pour savoir s'il n'y a pas une possibilité de simplification», a-t-il estimé. Brice Hortefeux, un fidèle du président, s'était vu rappeler l'objectif des «quotas» inscrit dans le programme de Nicolas Sarkozy, dans une «lettre de mission» en juillet. Depuis fin décembre, les préfectures peuvent déjà délivrer des autorisations de travail aux étrangers pour une liste très restreinte de 6 à 30 emplois pour les ressortissants non européens, et de 150 pour les ressortissants de l'Union européenne, notamment les Européens de l'Est. Brice Hortefeux s'est une nouvelle fois dit favorable à la diminution globale du nombre d'étrangers autorisés à venir et à l'organisation, chaque année devant le Parlement, d'un débat sur l'immigration où serait précisé ce nombre. Il a souligné que trois Français sur quatre étaient favorables à une politique des quotas. Présentant en septembre son projet sur «la maîtrise de l'immigration», il avait déclaré que le gouvernement envisageait, «dans les mois à venir, d'engager une réflexion sur l'éventualité de modifications constitutionnelles destinées à mener à bien la transformation de la politique française de l'immigration». Source : liberation.fr Haut de page |
Claude
Allègre, prochain ministre d'ouverture ?Dans un entretien au Parisien, l'ancien ministre de Lionel Jospin ne dément pas les rumeurs qui le créditent d'un prochain portefeuille et se dit «impressionné» par Nicolas Sarkozy.Claude Allègre a-t-il, comme des rumeurs insistantes le laissent penser, accepté d'entrer au gouvernement dans le cadre du remaniement annoncé pour après les municipales ? L'intéressé, interrogé par Le Parisien, lundi, «ne dément ni ne confirme». Mais confie une nouvelle fois son intérêt pour Nicolas Sarkozy. Le géologue fait dans la perspective historique, comparant les 8 premiers mois de mandat du nouveau chef de l'Etat à ceux «de Giscard en 1974 ou du Général de Gaulle en 1958». Pour lui, «il y a vraiment eu des avancées», et la question est «de savoir si Sarkozy va continuer comme de Gaulle ou s'arrêter comme Giscard». L'ancien ministre de Lionel Jospin a «bon espoir». D'ailleurs, il balaye d'un revers de main la vague de sondages donnant la cote de Nicolas Sarkozy en baisse. Et n'hésite pas à comparer le chef de l'Etat à d'autres grandes figures politiques. «Il y a chez lui un peu du dynamisme de Pierre Mendès-France, un peu du Mitterrand habile et manœuvrier», et même «un côté Bill Clinton». Il fait même le rapprochement avec sa brève carrière ministérielle, à l'Education nationale : «quand on innove, on prend plein de coups. Je sais par expérience ce que c'est».
Ségolène Royal, «une bonne leader» pour le PS«Contrarié» par le fait que Nathalie Kociuzco-Morizet, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, ait pu «embrasser José Bové», Claude Allègre défend la décision du gouvernement d'user de la clause de sauvegarde contre le maïs transgénique Mon810 de Monsanto. «Il n''est pas question que la France se tienne à l'écart de la grande aventure de la biologie moléculaire et des organismes génétiquement modifiés». Quant au PS, dont il n'est plus membre, Claude Allègre se dit encore «philosophiquement» socialiste. Après avoir multiplié les critiques à son égard, il juge «cohérente» la démarche de Ségolène Royal, dont il estime qu'elle ferait une bonne leader, car elle possède «le plus d'énergie». Mais il n'exclut pas pour autant Pierre Moscovici, l'ancien lieutenant de DSK qui a fait acte de candidature pour le poste de premier secrétaire, dont la posture est, selon lui, «la bonne». Quant à Bertrand Delanoë, «un homme de bon sens», Claude Allègre promet qu'il votera pour lui aux municipales. Mais juge important qu'il «ait cette fois la majorité à lui seul sans les Verts». Source : lefigaro.fr |