Politique & Dérision





    Mardi 22 janvier 2008

A Vaulx-en-Velin, Christine Boutin court-circuite Fadela Amara



    Lundi 21 Janvier 2008

Immigration : Hortefeux tient à ses quotas
Claude Allègre, prochain ministre d'ouverture ?





A Vaulx-en-Velin, Christine Boutin court-circuite Fadela Amara

VAULX-EN-VELIN (Reuters) - Christine Boutin a présenté mardi à Vaulx-en-Velin, en ouverture de la "Journée Espoir Banlieues", ses propres propositions pour les banlieues, court-circuitant ainsi les annonces que devait faire en fin de colloque Fadela Amara, sa secrétaire d'Etat à la Ville, organisatrice du déplacement.

La ministre du Logement et de la Ville a plaidé en faveur de la décentralisation en proposant que les fonds d'Etat soient désormais gérés localement, au plus prêt du terrain.

"Afin de simplifier les procédures et de marquer la confiance retrouvée, pourquoi ne pas envisager sur la base d'un contrat d'objectifs avec l'Etat sur trois ans, de verser globalement les subventions de l'Etat aux communes, laissant aux maires le soin de décider de leur affectation", a-t-elle lancé du haut de la tribune devant un millier de participants.

Une idée faisant partie des propositions du maire (apparenté PC) de Vaulx-en-Velin, Maurice Charrier, qui a remis aux ministres un document présentant son propre plan banlieues.

Le maire de cette banlieue lyonnaise, théâtre de graves troubles en 1990, a également fait parvenir ce cahier lundi à Nicolas Sarkozy, qui a décidé ne pas faire le déplacement mais de présenter lui-même le plan gouvernemental le 8 février.

Christine Boutin a regretté la "défiance" de l'Etat vis-à-vis des élus. "Depuis trente ans, avec les meilleures intentions du monde, nous avons complexifié les procédures, marquant ainsi la défiance de l'Etat vis-vis des élus", a-t-elle dit.

"Nous devons rétablir l'égalité territoriale et pour ce faire, je pense qu'il est indispensable que toutes les villes bénéficient du droit commun et que ce dernier s'applique partout, dans toutes les communes" a-t-elle estimé.

"Naturellement, il convient d'aborder ce droit commun par des moyens supplémentaires dans toutes les communes fragilisées. Celles qui ont les populations pauvres auront ainsi véritablement les moyens de leur action", a jugé Christine Boutin.

"LE TERREAU DE NOTRE SOCIÉTÉ"

La ministre du Logement suggère également d'aider davantage les associations en contractualisant les subventions d'Etat sur trois ans, mais également, en conditionnant ces aides aux résultats obtenus.

"Parce qu'elles sont le terreau vivant de notre société, parce que nous avons besoin d'elles pour tendre la main aux jeunes et de leur donner de nouveau l'envie de réussir, parce que l'Etat ne pourra jamais les remplacer, nous devons leur assurer des subventions contractualisées et pérennisées, par exemple sur trois ans, mais avec évaluation".

"Nous ne pouvons plus nous contenter de dégager des lignes budgétaires mais nous devons aussi nous soucier de performances sociales", a expliqué la ministre au sujet de la nécessité d'évaluer le travail des associations.

"Nous avons une double responsabilité à assumer, à la fois face à tous les citoyens qui, par leurs prélèvements, nous permettent d'agir, mais surtout vis-à-vis de tous ceux qui ont besoin d'être aidés", a-t-elle souligné.

Christine Boutin a demandé pour finir à la société française "de croire en la jeunesse des quartiers". "Je demande à ce qu'on la considère enfin comme une ressource essentielle du dynamisme de notre pays. Elle est, de par sa démographie, l'avenir du pays tout entier. Il existe dans nos quartiers populaires, des milliers de talents en réserve de la République, le monde économique commence à en prendre la mesure".

Christine Boutin et Fadela Amara, sont arrivées chacune par une entrée différente au centre culturel de Vaulx-en-Velin et se sont vues en tête-à-tête quelques minutes avant le début des débats auxquels elles ont assisté côte-à-côte, assises au premier rang.

Le cabinet du ministre du logement confiait ne pas avoir pris connaissance par avance du discours que devait présenter la secrétaire d'Etat à la Ville en clôture de la journée.

Source : Reuters

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Immigration : Hortefeux tient à ses quotas

Le Conseil constitutionnel ayant jugé la notion même de quotas contraire au principe d'égalité, une modification de la constitution est nécessaire pour instaurer les quotas d'immigration.

Le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, a annoncé hier la création d'un groupe de travail destiné à réfléchir à une modification constitutionnelle permettant d'instaurer une politique de quotas, auquel participera notamment un ancien secrétaire d'Etat socialiste.
Il a précisé avoir confié à Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel, le soin «d'animer» cette commission.

Elle sera mise en place fin janvier, devra boucler ses travaux «fin avril», et comptera notamment parmi ses membres Jean-Jacques Hyest, sénateur UMP, président de la commission des lois, et Kofi Yamgnane, ancien secrétaire d'Etat à l'Intégration socialiste, a-t-il précisé au Grand Rendez-vous d'Europe1/TV5/Le Parisien.

Le démographe Hervé Le Bras, coauteur d'un ouvrage avec Jack Lang sur l'immigration («Immigration positive»), fera également partie de cette commission, qui entendra des responsables de tous bords, y compris des personnalités étrangères.

La présence de Kofi Yamgnane et Hervé Le Bras est le signe «d'une volonté d'ouverture. Cette commission n'est pas partisane, mais ouverte dans les idées», a-t-on tenu à souligner dans l'entourage du ministre.

Le Conseil constitutionnel a déjà jugé la notion même de quotas contraire au principe d'égalité qui concerne aussi bien les Français que les étrangers. L'imposer pourrait donc nécessiter une modification de la Constitution.

«Ces quotas ne sont naturellement pas des sujets simples. C'est pour cela qu'avec l'autorisation du président de la République et du premier ministre, j'ai décidé de constituer un groupe de travail, une commission sur le cadre constitutionnel de la nouvelle politique d'immigration», a dit Brice Hortefeux.

«Cette commission aura à réfléchir sur deux sujets: premièrement sur les quotas pour une immigration réussie et deuxièmement sur la simplification des juridictions», a-t-il précisé.

Une politique de quotas consiste à admettre l'entrée d'étrangers en fonction de critères professionnels et de nationalité.

Réfutant l'appellation de «juridiction spéciale» pour la juridiction spécialisée pour les étrangers que le gouvernement entend mettre en place, le ministre a souligné qu'actuellement un «étranger en situation d'éloignement» passe devant deux juges, «administratif et judiciaire, dont le second contredit assez régulièrement le premier».

«Il faut engager sereinement, calmement une réflexion pour savoir s'il n'y a pas une possibilité de simplification», a-t-il estimé.

Brice Hortefeux, un fidèle du président, s'était vu rappeler l'objectif des «quotas» inscrit dans le programme de Nicolas Sarkozy, dans une «lettre de mission» en juillet.

Depuis fin décembre, les préfectures peuvent déjà délivrer des autorisations de travail aux étrangers pour une liste très restreinte de 6 à 30 emplois pour les ressortissants non européens, et de 150 pour les ressortissants de l'Union européenne, notamment les Européens de l'Est.

Brice Hortefeux s'est une nouvelle fois dit favorable à la diminution globale du nombre d'étrangers autorisés à venir et à l'organisation, chaque année devant le Parlement, d'un débat sur l'immigration où serait précisé ce nombre.
 
Il a souligné que trois Français sur quatre étaient favorables à une politique des quotas. Présentant en septembre son projet sur «la maîtrise de l'immigration», il avait déclaré que le gouvernement envisageait, «dans les mois à venir, d'engager une réflexion sur l'éventualité de modifications constitutionnelles destinées à mener à bien la transformation de la politique française de l'immigration».

Source : liberation.fr

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Claude Allègre, prochain ministre d'ouverture ?

Dans un entretien au Parisien, l'ancien ministre de Lionel Jospin ne dément pas les rumeurs qui le créditent d'un prochain portefeuille et se dit «impressionné» par Nicolas Sarkozy.

Claude Allègre a-t-il, comme des rumeurs insistantes le laissent penser, accepté d'entrer au gouvernement dans le cadre du remaniement annoncé pour après les municipales ? L'intéressé, interrogé par Le Parisien, lundi, «ne dément ni ne confirme». Mais confie une nouvelle fois son intérêt pour Nicolas Sarkozy.

Le géologue fait dans la perspective historique, comparant les 8 premiers mois de mandat du nouveau chef de l'Etat à ceux «de Giscard en 1974 ou du Général de Gaulle en 1958». Pour lui, «il y a vraiment eu des avancées», et la question est «de savoir si Sarkozy va continuer comme de Gaulle ou s'arrêter comme Giscard».

L'ancien ministre de Lionel Jospin a «bon espoir». D'ailleurs, il balaye d'un revers de main la vague de sondages donnant la cote de Nicolas Sarkozy en baisse. Et n'hésite pas à comparer le chef de l'Etat à d'autres grandes figures politiques. «Il y a chez lui un peu du dynamisme de Pierre Mendès-France, un peu du Mitterrand habile et manœuvrier», et même «un côté Bill Clinton». Il fait même le rapprochement avec sa brève carrière ministérielle, à l'Education nationale : «quand on innove, on prend plein de coups. Je sais par expérience ce que c'est».

Ségolène Royal, «une bonne leader» pour le PS

«Contrarié» par le fait que Nathalie Kociuzco-Morizet, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, ait pu «embrasser José Bové», Claude Allègre défend la décision du gouvernement d'user de la clause de sauvegarde contre le maïs transgénique Mon810 de Monsanto. «Il n''est pas question que la France se tienne à l'écart de la grande aventure de la biologie moléculaire et des organismes génétiquement modifiés».

Quant au PS, dont il n'est plus membre, Claude Allègre se dit encore «philosophiquement» socialiste. Après avoir multiplié les critiques à son égard, il juge «cohérente» la démarche de Ségolène Royal, dont il estime qu'elle ferait une bonne leader, car elle possède «le plus d'énergie». Mais il n'exclut pas pour autant Pierre Moscovici, l'ancien lieutenant de DSK qui a fait acte de candidature pour le poste de premier secrétaire, dont la posture est, selon lui, «la bonne».

Quant à Bertrand Delanoë, «un homme de bon sens», Claude Allègre promet qu'il votera pour lui aux municipales. Mais juge important qu'il «ait cette fois la majorité à lui seul sans les Verts».

Source : lefigaro.fr

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